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Déambulons avec Phanie

Gian-Pietro Aniello

Gian-Pietro Aniello

gian.a@scarlettemagazine.com

Notre mission chez Scarlette c’est de mettre en avant celles et ceux qui font notre territoire. C’est aussi ce que Stéphanie Fayt nous propose à travers  « Les Déambulations de Phanie », la page Facebook que cette amoureuse de l’Auvergne, des auvergnates et des auvergnats fait vivre depuis un peu plus de deux ans.
Nous avons profité d’un après-midi sans pluie (chose rare depuis le début de l’été) pour évoquer son travail sur la terrasse du Petit Bonheur.

Scarlette Magazine : Bonjour Phanie, merci d'avoir accepté notre invitation. Avant que l'on ne parle de votre page, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

« Je suis auvergnate à 100% et plus précisément une pure chatel-guyonnaise. Je devrais même dire une vraie brayaude (les brayauds peuplent le Pays Brayaud qui regroupe des communes comme Artonne, Beauregard-Vendon, Davayat, Châtel-Guyon ndlr.)
J’ai toujours vécu à Châtel et suis très attachée à notre région ».

Comment est née l'idée de la page "Les Déambulations de Phanie"?

« Je n’en sais rien (rires). Je me suis levée un matin et je me suis dit « Tiens, je vais faire ça! » 

Ce jour là (il y a un peu plus de deux ans) mes amis qui tiennent la brasserie Le Bérénice à Châtel fêtaient les 20 ans de leur établissement. C’est à cette occasion que j’ai fait mon premier reportage; j’ai voulu les mettre en avant tout simplement.
Ensuite j’ai fait un autre reportage sur Stéphane un copain d’enfance qui tient le bar restaurant « Le Glacier » (situé aussi à Châtel). A partir de là, j’ai continué. Et ça fait deux ans maintenant que je fais ces reportages.

En y réfléchissant un peu plus avec le temps, je me sus dit que c’était une façon de perpétuer un peu une tradition familiale.
Mes parents étaient commerçants, mon grand-père artisan et j’ai baigné dans l’histoire de Châtel depuis ma plus tendre enfance.
J’ai tout un tas d’anecdotes sur notre ville; mon père sonorisait les artistes des années 70 comme Claude François, Dalida, Carlos. A l’époque, ces stars avaient un contrat avec l’Olympia qui leur « imposait » de venir chanter à Châtel avant de monter sur les planches parisiennes. C’est ainsi que Thierry Le Luron, Dutronc par exemple sont venus se produire chez nous. Ma maman était coiffeuse et elle a coiffé les stars qui séjournaient à Châtel. C’était une époque formidable ».

Au bout de deux ans, j'imagine que vous avez fait un certain nombre de reportages....

« Oui!! J’en ai fait un peu plus de 300. Ca fait 2 à 3 par semaine.

Les Déambulations de Phanie sont complètement bénévoles. Ca surprenait d’ailleurs les gens que j’interrogeais au départ car souvent ils s’attendaient à ce que je demande quelque chose en contre-partie. Mais pas du tout!
Mon but c’est de faire découvrir des parcours humains avant tout.
Aujourd’hui, avec la notoriété de la page (en toute modestie bien sûr ndlr.) je n’ai plus à me présenter. Ou bien est-ce grâce à ma longue chevelure que les gens me reconnaissent??? (rires). Je n’en sais rien, mais en tout cas, les gens acceptent toujours que je les mette en lumière ».

Avec plus de 300 reportages au compteur, il y a beaucoup de personnes qui vous suivent?

« Oui et c’est une certaine fierté.
Il y a plus de 5200 personnes qui me suivent sur Facebook. Sur Instagram, j’ai plus de 1000 abonnées. Ça peut sembler peu mais pour moi qui ne fait ça que pour le plaisir, ça compte vraiment.
Ce qui me surprend le plus dans tout cela, c’est le nombre de vues des articles. Certains montent à 40.000 vues, ça me paraît complètement fou.
Mais au final, ce qui compte réellement pour moi, c’est parler des gens, les mettre en avant. Si les reportages que je fais peuvent les aider à se faire connaître, à développer leurs activités, alors je suis heureuse ».

Comment choisissez-vous les thèmes de vos reportages?

« Je ne vais jamais quelque part au hasard. Soit je connais les gens, soit c’est le lieu. Mais je vais toujours en terrain connu; ça me facilite la tâche. 

Au départ, j’allais souvent chez les gens à l’improviste mais ils ne sont pas toujours dispos pour répondre à mes questions.
Aujourd’hui, je planifie mon travail, j’échange toujours un peu avant avec la ou les personnes avant d’aller les rencontrer.
Ça permet de créer un premier contact, d’arriver en confiance. Et de mettre aussi en confiance les personnes interviewées ».

Crédit photo : Phanie Fayt
Avec le temps, le nombre d'articles, votre notoriété a grandi. Est-ce que des personnes vous contactent directement pour que vous fassiez un reportage sur elles?

« Oui ça arrive de plus en plus souvent. Et c’est aussi là que la préparation du reportage est importante.
Je me renseigne un peu sur la personne, l’activité. Il y a également la façon dont la demande est faite, si le courant passe bien lors du premier contact. C’est important car je mets beaucoup d’humain dans mes reportages et si je ne le sens pas, en général, je ne donne pas suite.

Mon luxe c’est que comme je fais ça bénévolement, je peux choisir sur qui je vais faire un reportage. Mon travail ne serait pas bénévole, ça ne serait pas du tout la même chose ».

Est-ce que vous retournez voir les gens, sur les lieux que vous avez mis en lumière? 

« Oui, ça m’arrive souvent. Certaines personnes sont même devenues des amis! C’est aussi pour ça que j’aime faire ces reportages. J’ai découvert plein de choses grâce à ces 300 reportages. On rentre dans la vie des gens, dans leurs parcours, on découvre leur savoir-faire, des petits secrets de fabrication. C’est super intéressant ».

Il y a aussi la page Facebook "Les Adresses des Déambulations de Phanie". Quel est le but de cette page?

« Cette page, c’est un groupe qui permet de retrouver les adresses où j’ai fait un reportage. Elle permet aussi à celles et ceux qui le souhaitent de faire leur promo. C’est un petit coup de pouce que je propose.

2500 personnes sont abonnées à la page, elle commence aussi à prendre de l’ampleur. J’en suis heureuse ».

Mamour Diallo
Est-ce que vous pouvez partager avec nos lectrices et lecteurs 3 coups de cœur?

« Avec plaisir. Je pense d’abord à Agnès. Son histoire personnelle m’a touchée; elle a déménagé en Auvergne pour des raisons personnelles et a dû se reconvertir. Aujourd’hui elle a une savonnerie à Vensat où elle fabrique des cosmétiques certifiés bio.
http://www.jolisbaumes.fr/

Il y a également Veronika qui tient V.I.Pieds, un magasin de chaussures à Châtel-Guyon. Veronika (qui est biélorusse) et moi sommes nées le même jour à un an d’intervalle. Ça a tout de suite créé un lien entre nous et nous sommes devenues des amies très proches.
http://www.vipieds.fr

J’ai tenu aussi à mettre en avant l’entreprise Montel Menuiserie qui est une entreprise familiale qui appartenait à mon grand-père. C’est aujourd’hui mon cousin qui est à la tête de l’entreprise. J’ai voulu rendre hommage à mon grand-père qui a fondé la société, à l’histoire de notre famille à travers ce reportage ».

Vous êtes aussi ambassadrice d'Auvergne Thermal et faites partie des Accros du peignoir. En quoi cela consiste?

« C’est promouvoir à sa façon le territoire et le thermalisme local; dynamiser aussi un peu la vision que les gens peuvent avoir des villes thermales. J’essaie de le faire à travers mes reportages. Ça m’a permis de rencontrer des célébrités et c’était plutôt sympa ».

Merci à Phanie de s’être prêtée à cette interview.

Vous pouvez retrouver ses reportages sur sa page Facebook :
https://www.facebook.com/phaniefayt
Sur son site internet :
https://phaniefayt.wixsite.com/deambulations-phanie

Pour la contacter :
phaniefayt@gmail.com

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Arkose duo
Arkose duo
1 mois il y a

Bel article pour une initiative positive et généreuse pour l’activité Riomoise ! Contents d’avoir croisé l’objectif de Phanie 😉 Merci !

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