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Sur les traces de 4 femmes extraordinaires

Scarlette a choisi de mettre à l’honneur des personnalités féminines de chaque département auvergnat.

Un moment riche et passionnant avec l’écrivain Christian Robert afin de parler de ces pionnières qui ont fait l’histoire, chacune à leur manière.

Retour aux origines bourbonnaises pour Jeanne Moreau.

Jeanne Moreau

Et oui cette grande actrice est originaire du bourbonnais de par son père.

Jeanne née à Paris, son père est allé rejoindre les nombreux auvergnats venus travailler dans les bistrots de la capitale. Sur un différent culinaire, une jeune danseuse anglaise fait la connaissance de celui-ci. Coup de foudre et voilà la naissance d’une étoile le 23 janvier 1928.

La Cloche d’or est un lieu bohème où les artistes se retrouvent souvent.

Elle est toute jeune lorsque la famille revient en Auvergne et ouvre un hôtel/restaurant à Vichy. Epoque en or pour le thermalisme entre les deux guerres.

Bercée par l’ambiance du café avec les clients fidèles et les curistes, elle grandit entre les livres qui deviennent sa passion, les histoires imaginaires qu’elle racontait à tous et des jeux de garçons manqués.

Très proche de son oncle Arsène qui la soutien en lui faisait découvrir le 7éme art et la littérature.

Au décès de celui-ci, une période plus morne se dessine. L’arrêt des cours de danse et la faillite de l’affaire familiale. Retour à Paname.

Durant les étés de son enfance elle retourne régulièrement dans le Puy de Dôme chez une cousine à St Maurice près Poinsat. Elle aime la liberté qu’offre cette campagne.

Son père refuse son projet de devenir comédienne de façon assez violente. Le théâtre qu’elle découvre à 15 ans sera un déclic et soutenue par sa mère, elle prend des cours.

Ces premiers cachets serviront pour aider financièrement sa mère à retourner en Angleterre après la séparation du couple et une maison à Mazirat (03) pour son père.

Une carrière admirable, une voix magique et une personne simple au grand cœur voila qui résume cette grande dame.

Son lien avec l’Auvergne l’accompagnera toute sa vie.

Le Panthéon pour Germaine Tillion, originaire d’Allègre en Haute Loire

Germaine Tillion

Née en 1907 d’une famille bourgeoise, elle fait ses études à Clermont Fd au lycée Jeanne d’Arc.

Après de brillantes études, elle choisie une spécialisation peu commune pour une femme : ethnologue.

Curieuse de tout, une soif d’apprendre lui donne le gout des voyages. Elle part en mission en Algérie durant 5 années (1935/40) pour vivre avec une ethnie bien différente de son Auvergne natale.

La seconde guerre mondiale lui fait prendre un nouveau chemin. Fervente combattante du nazisme, elle suit l’appel du Général De Gaulle et s’engage en résistance.

Malheureusement arrêté, Germaine est incarcérée à Fresne durant plus d’une année où elle poursuit l’écriture de sa thèse. Le sort s’acharne, elle est déportée en 43 au camp de Ravensbrück en Allemagne.

Les conditions extrêmes n’atteignent pas son imaginaire et son courage. Elle écrit en secret une opérette mais surtout cherche à comprendre ce monde étrange qui l’entoure avec toute la noirceur de l’époque.

Elle échappe de peu aux camps de la mort et est libérée par la croix rouge suédoise en 45.

Retour en France et la voilà intégrée le CNRS et se consacre aux travaux d’histoires sur la 2ede guerre mondiale.

Femme de terrain, elle part en Algérie pendant la guerre en mission d’observation. Beaucoup de changement en 20 ans lors de sa première visite.

Nommée membre du cabinet du gouverneur général, elle lance des projets de centres sociaux pour la population algérienne.

C’est une véritable militante de la liberté et de la justice. Une quête qu’elle gardera jusqu’à sa mort à 101 ans.

Les portes du Panthéon se sont ouvertes à elle en 2015. Ce fût un personnage majeur en matière d’ethnologie méditerranéenne.

Marinette Menut, héroïne de la résistance dans le Puy de Dôme

Marinette Menut

Originaire de l’Allier, elle ouvre après des études de pharmacie à l’école de médecine de Clermont, avec son mari la Pharmacie Nouvelle à Riom.

 

Le couple refuse de plier au régime nazi et cache des juifs dans leur arrière-boutique. Max, son époux entre dans la résistance et devient responsable de l’arrondissement de Riom. Il rejoint le maquis.

Marinette assure toujours de nombreuses activités pour la résistance (passage du courrier, dépôt d’armes, tracts et journaux censurés) tout en tenant ouverte la pharmacie.

 

La milice locale la surveille de prés. Elle laisse sa fille, Christiane, à sa mère et rejoint officiellement la résistance en 42 et prend le maquis avec son père en 43.

 

Ils sont basés au Mont Moucher. La jeune femme collabore au fonctionnement de l’hôpital de campagne clandestin.

Juin 44, la fin de la guerre approche et pourtant les troupes allemandes les attaquent. Les blessés sont séparés en deux : les graves et légers.

À la suite d’une dénonciation le convoi est retrouvé. Les blessés tués et Marinette arrêtée. Elle cache sa véritable identité.

Tentative d’évasion échouée elle est identifiée par la Gestapo et amené au siège de celle-ci à Chamalières. Plusieurs jours de tortures et pourtant elle ne parlera jamais.

Elle sera exécutée avec d’autres à Aulnat sur le tarmac et enterrée dans un trou d’obus.

Marie Marvingt où la fiancée du danger venue du Cantal

Marie Marvingt

Née en 1875 à Aurillac, c’est une éducation assez masculine tant son père aimait le sport alors que ses frères n’étaient pas intéressés.

Pionnière et exceptionnelle, cette femme mérite d’être connue bien plus dans les livres d’histoire.

Permis de conduite en poche en 1899, elle apprend les jeux du cirques (trapèze, jongle, funambule) et obtient en parallèle une licence en lettres.

Cette surdouée continue les études notamment de droit et de langues vivantes tout en devenant infirmière à la Croix Rouge.

D’une constitution hors norme, elle dort peu, refuse le mariage et d’avoir des enfants pour continuer sa vie de baroudeuse. Nouveau diplôme : brevet de pilote de ballon libre car depuis toujours elle adore l’aéronautique.

Et si tout cela ne suffisait pas, la voici au départ d’une course cycliste Nancy-Bordeaux en 1904. Les femmes n’ayant pas le droit de porter des pantalons, elle invente la jupe culotte !

Elle veut participer au tour de France et face au refus des organisateurs, elle le fera seule en partant quelques minutes après les hommes. A cette époque peu finissaient la grande boucle et Marie réussit.

Alpiniste hors pair et skieuse, elle gagne 20 médailles d’or en ski, patinage artistique et la première compétition féminine de Bobsleigh.

Elle ne s’arrête pas là car après la guerre elle devient journaliste. Elle invente des skis métalliques pour que les avions puissent se poser sur le sable.

 

Chercheuse insatiable, elle met au point un avion ambulance. Elle reprend sa blouse d’infirmière durant la seconde guerre mondiale et invente un nouveau type de suture qui minimise les infections.

A 84 ans elle passe son brevet de pilote d’hélicoptère et devient la femme la plus décorée de l’histoire de France.

Respect pour cette femme qui meurt dans le dénuement mais qui laisse aux femmes de magnifiques espoirs.

Bien d'autres personnalités auvergnates à découvrir

De nombreuses histoires d’auvergnat célèbres sont à retrouver dans les ouvrages de Christian Robert, ce passionné de sa région et son histoire. Deux tomes sont en vente actuellement « Histoires d’auvergnats » et le 3éme devrait être prêt pour septembre 2022.

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