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Décryptage: les pires additifs alimentaires

Caroline Rondel

Caroline Rondel

caroline.r@scarlettemagazine.com

Les supermarchés sont remplis de nourriture industrielle. Gâteaux, biscuits apéritifs, plats transformés… On privilégie le rapide plutôt que le fait maison, par manque de temps ou d’énergie.

Cependant, les produits transformés, c’est comme l’alcool, à consommer avec modération. Les aliments modifiés perdent leurs vitamines, leur goût, leur texture, et des additifs sont ajoutés pour pallier à ce problème… ironique, n’est-ce-pas ?

Pour faire le tri, je vous guide pour éviter les additifs les plus dangereux dans notre alimentation quotidienne.

E213: Benzoate de sodium

Ce conservateur est produit industriellement à partir du toluène, un hydrocarbure aromatique. 

Il peut provoquer des allergies, et est également susceptible de favoriser l’hyperactivité chez les enfants.

On le trouve dans les olives, les fruits confits, les chewing gum, les soupes en brique, les confitures allégées, les olives, les bières sans alcool, les sauces…

E104: Jaune de quinoléine

Ce colorant jaune est issu de l’industrie pétrochimique (goudrons)

Des études ont montré qu’il contient un agent mutagène potentiellement cancérigène. Il serait également génotoxique comme son collègue le  E171. 

L’hyperactivité qu’il peut engendrer est avérée et la mention  » Peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants » est obligatoire sur l’emballage des produits en contenant depuis 2009. 

Cette mention est aussi obligatoire pour le E102, E110, E122, E124 et E129.

On le trouve dans les sodas, confiseries, confitures, boissons alcoolisées, glaces, mais aussi dans nombre de cosmétiques: parfums, produits capillaires, maquillage.

E249-250-251: Les nitrites

Ces conservateurs sont employés principalement dans les charcuteries. Les nitrites réagissent avec les acides aminés issus des protéines lors de la digestion, et forment des composés potentiellement cancérigènes, les nitrosamines.

Les nitrosamines seraient impliqués lors des cancers du côlon en particulier.

Ils sont en attente d’une éventuelle interdiction au regard de leur toxicité.

On le trouve dans les charcuteries, jambon (donne la couleur rosée).

E62: Le glutamate de sodium

On le trouve sous les noms de GMS, glutamate de sodium, extrait de levure, levure autolysée, isolat de protéine, extrait de soja. 

Ces différentes appellations induisent le consommateur en erreur et c’est pour cette raison que le décryptage des étiquettes est si hermétique. C’est un exhausteur de goût, qui donne aux aliments une saveur « umami » qui fait saliver et par le fait dérégule la sensation de faim.

On comprend mieux alors pourquoi les dérivés de l’acide glutamique de synthèse ( de E620 àE625) sont controversés et auraient un role de perturbateur hormonal et neurotoxique. On le soupçonne de jouer un rôle dans certaines maladies dégénératives comme Alzheimer, Parkinson, le sclérose en plaques.

A éviter au maximum, particulièrement chez les enfants, il est d’ailleurs interdit dans l’alimentation infantile.

On le trouve dans les biscuits apéritifs, les chips, la soupe instantanée, les bouillons cubes… Seul le glutamate peut donner un goût acceptable à ces aliments ultra transformés sans saveur.

Comment éviter de s’exposer aux additifs alimentaires ?

3 conseils essentiels:

  • Cuisiner simplement, mais à partir d’aliments bruts et frais
  • Lire les composition, ne pas s’arrêter aux mentions « sans colorants… » écrits en gros
  • Avoir l’oeil : plus la liste d’ingrédients est longue, plus le produit est transformé

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