Royal Funk : le funk, c’est la vie!

La musique c’est avant tout et surtout une histoire de partage, de rencontres. Une aventure humaine. Et aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une aventure humaine qui m’est chère, celle de Royal Funk. 

L’aventure Royal Funk commence officiellement en février 2020. A l’origine du groupe, on trouve 5 musiciens : Mathieu dit Moumoute (ou bouclettes quand on a envie de l’embêter) à la guitare, Olivier au sax ténor, Bruno à la basse, Arnaud à la trompette et votre serviteur à la batterie.     
Mais la génèse de Royal Funk est en fait bien plus ancienne que cela. Et sans dire qu’elle remonte aux calendes grecques, les 10 musiciens qui constituent le groupe aujourd’hui étaient faits pour jouer du funk ensemble. 

Poulet, nanas funky et kharma

Quel peut-être le lien entre du poulet, des nanas funky et le kharma? A priori aucun. Et pourtant, il y en a un et même plusieurs. Explications! 

Poulet, Nanas Funky et Kharma font référence à d’anciens groupes de funk régionaux dans lesquels certains membres de Royal Funk ont joué.

Si je parle de poulet, ce n’est donc pas par amour du célèbre poulet fermier d’Auvergne mais pour Funky Chicken, groupe de funk dans lequel Mathieu et Wilfried – notre sax alto/soprano – ont joué entre 2000 et 2006.  

Les nanas funky, ou plutôt les funky girls est un clin d’oeil à Funky Girls Connection, groupe de funk riomois qui permettra à Mathieu et Olivier – qui sont amis depuis la fin des années 80 – de se retrouver « humainement et musicalement ». Mat’ et Oliv y trouveront Bruno à la basse.  

Enfin en 2018, Funky Girls Connection devient Kharmaphonics. Et grâce à un heureux concours de circonstances, j’intègre le groupe en tant que batteur.

Lorsque Kharmaphonics s’arrête en septembre 2019, Mathieu, Olivier, Bruno et moi souhaitons continuer à jouer de la musique ensemble. 
A ce moment, nous ne le savons pas encore mais le noyau dur de Royal Funk est né. 

Une belle aventure humaine et musicale

Au noyau dur de Royal Funk est rapidement venu se greffer Arnaud, que Mathieu connaissait déjà. Puis au gré de discussions, d’échanges, les rangs du groupe ont grossit. 

En février 2020, Céline nous  rejoint au chant. Elle nous permettra de rencontrer Frédéric (trombone) et Antoine (clavier) avec qui elle a joué dans le Swing Mood Orchestra. Wilfried viendra compléter la section de cuivres sur les conseils avisés d’Arnaud. Enfin, Akim nous rejoindra au chant en 2021. 

Royal Funk, c’est donc 10 musiciens férus de funk, de soul et de tout ce qui groove. 
Le répertoire mélange des  reprises de standards du funk (James Brown, Prince, Earth Wind and Fire,….) ainsi que des titres un peu plus obscurs mais tout aussi funky. En gros, une musique emplie d’énergie et qui donne envie de danser. 


Royal Funk c'est aussi une "famille"

On a tous rencontré dans nos parcours de vie respectifs des personnes avec qui l’on a des valeurs humaines communes comme le partage, le respect, la bienveillance, l’écoute…. Ces valeurs, elles sont le socle de la famille Royal Funk. 

Comme dans toute famille nombreuse, tout n’est pas forcément simple. Et même si l’expression « Plus on est de fous , plus on rit » se vérifie chaque semaine en répète, il arrive parfois que l’on ait des avis divergents. Mais la force de Royal Funk réside dans ces valeurs que l’on partage, dans l’amour que l’on a pour la musique et aussi pour chaque membre du groupe. 

Samedi dernier, nous étions tous réunis au Chorus-Live pour notre premier concert. Les photos qui accompagnent ces quelques lignes repésentent assez bien qui nous sommes. Et j’espère qu’elles vous donneront envie de venir nous écouter prochainement. 

Retrouvez-nous sur notre page Facebook en tapant @RoyalAirFunkOfficiel dans la barre de recherche facebook. Vous y trouverez toute notre actu, des photos et des vidéos. 

Nous serons en concert le 3 juin à Pérignat les Sarliève et le 23 juillet dans le cadre des Estivales du Parc au Casino de Châtel-Guyon. D’autres dates seront bien sûr au programme. 

Merci à Pascal Rudel pour les superbes photos et n’oubliez pas : le Funk, c’est la vie. 

Rencontre avec FeeLiNg

Aujourd'hui je vous propose de partir à la rencontre de FeeLiNg, le duo que Ludiwine et Nicolas ont créé et qui est devenu au fil des compos une formation pop-rock.

Scarlette Magazine : Bonjour à tous les deux, je suis ravi d’accueillir Feeling dans Scarlette. Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter.

Bonjour à toutes et à tous. Le groupe s’appelle donc FeeLing. A l’origine de la formation il y a Ludi : 41 ans, génération Y et « chanteuse de salle de bain » qui est devenue chanteuse dans un vrai groupe 😉 et Nico : 41 ans passionné de musique depuis (presque) toujours et guitariste depuis longtemps.

Scarlette : Quel a été votre premier contact avec la musique ?

Ludi : Mes parents écoutaient énormément de musique à la maison. Il y avait toujours un 33 tours qui tournait sur leur platine. On peut dire que j’ai été bercée au sens propre comme au sens figuré par la musique (rires)

Nico : C’était avec mon cousin le plus âgé ; il écoutait tout le temps la radio pendant les vacances d’été. A l’âge de 6 ans je suis rentré à l’école de musique pour apprendre le solfège puis j’ai pris des cours particuliers de guitare dans la foulée.


Scarlette: Quels sont vos parcours musicaux respectifs ?

Ludi : Après avoir commencé dans ma salle de bain, j’ai repris un titre de Larusso en jingle rigolo pour annoncer l’émission de Bob, Isa et Martin qui était diffusée sur Fun Radio. Pendant 3 mois, on m’entendait ma voix à la radio. C’était en 1999 !

J’ai ressorti le jingle sur Facebook en 2012 et j’ai ensuite intégré, Lady Among Tigers , un groupe de rock qui faisait des compos originales. J’ai été la chanteuse de la formation pendant 7 ans, de 2013 à 2020 et j’ai eu la chance de participer à la création et l’enregistrement du second album du groupe.
En parallèle en 2018, j’ai créé FeeLiNg avec Nico.

Nico : Comme je le disais, j’ai pris des cours de guitare très jeune. Commencer tôt m’a permis de bien maîtriser l’instrument et m’a donné envie de jouer mes propres titres. J’ai d’abord composé en solo mais j’avais aussi envie de jouer en groupe. J’ai d’abord joué dans un groupe de reprises rock puis ensuite j’ai intégré une groupe faisant des compos : Sanjuro.

L’aboutissement de ces années de guitariste, c’est la création avec Ludi d’un duo acoustique : FeeLiNg.
Avec des composistions en anglais, au caractère intimiste au départ, le duo va devenir au fil du temps une formation pop rock.

 

Scarlette: Quel(le) musicien(ne) vous a donné envie de faire de la musique ?
Ludi : Jeune j’écoutais Simon and Garfunkel et pas mal de variété française. Un peu plus tard, je me suis tournée vers des groupes plus rocks comme Pearl Jam, Muse, Coldplay…

Nico : On peut dire que j’ai écouté tous les groupes anglais pop rock des années 1990 et plus particulièrement Oasis, Coldplay, … Ces groupes influencent beaucoup nos compositions.

Scarlette: Parlons maintenant de FeeLing;  quelle est l’histoire du groupe ?

La musique c’est avant tout une histoire humaine, d’échange. Et FeeLing ne déroge pas à la règle.
Nous nous sommes rendus compte que l’on partageait l’amour de la musique, que l’on avait des univers et goûts musicaux en communs et c’est donc tout naturellement que le groupe est né avec la volonté de jouer nos propres compositions.

Scarlette : Together, votre 1er album est sorti en Octobre 2021 (ndlr : il est disponible sur toutes les plateformes) Pouvez-vous nous en parler ?

FeeLing étant un duo à la base, nous avons voulu donner plus de corps à nos compositions. Pour cela, nous avions besoin d’instruments pour accompagner la voix de Ludi et la guitare de Nico (qui donne également de la voix sur certaines compositions).  
On a donc fait le choix de travailler avec une équipe qui maîtrise les instruments de musique pour avoir un rendu « non acoustique ». L’enregistrement s’est déroule au studio indépendant Atelier03 dans l’Allier. Il a duré une semaine puis ensuite on a paufiné, affiné tout ça pendant un an en cherchant les bonnes sonorités, les arrangements qui nous plaisaient et qui convenaient aux ambiances des chansons, en travaillant les voix et plein de choses encore.
Ce fut une aventure éprouvante et plus fastidieuse qu’on ne l’imaginait avec des périodes de doute entremêlées d’euphorie générale.

Scarlette : le duo est devenu un groupe ; pourquoi ?

L’enregistrement de l’album nous a fait prendre conscience que nos compositions prenaient beaucoup d’ampleur avec tous les arrangements et cela nous a donné l’envie de restituer l’album complet sur scène et d’accueillir de nouveaux musiciens. Un guitariste, un bassiste et un batteur sont ainsi venus grossir les rangs de FeeLing. FeeLing iN baNd est né en mai 2021.

Scarlette: Où peut-on vous suivre et vous écouter ?

Nous sommes présents sur pas mal de réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Twitter, Youtube, Soundcloud même Tik Tok !

Vous pouvez retrouver tout ça sur notre site internet : feeling79.webnode.fr

Scarlette: Quelle est votre acut ?

Notre prochain concert aura lieu le 5 février au BBC à Nevers en mode FeeLiNg iN baNd. Nous sommes également sur un projet de festival dans le Puy-de-Dôme fin avril, d’autres concerts sont prévus ensuite.

Scarlette: Pour terminer, 5 questions / 5 réponses en 1 mot ou 1 phrase.

– La 1ère chanson que vous ayez apprise? 
Ludi : Je vous passe la traditionnelle souris verte hein ?  C’est donc l’incontournable Tout de Lara Fabian suivie de « Pour que  tu m’aimes encore » de Céline Dion tout de même.
Nico : Runaway Train de Soul Asylum

– Votre meilleur souvenir de concert (auquel vous avez assisté)
Ludi : Last Train à la Coopé en 2021 ; c’était ouf !
Nico : Muse au Stade de France en 2010

– Quelle chanson chantez-vous sous la douche? 
Ludi : actuellement Juliette Armanet ! « Le dernier jour du disco »
Nico : la chanson de la pub Schweppes « Essa Moça Tá Diferente » Chico Buarque   

– Avec quel(le) artiste aimeriez-vous travailler ou collaborer? 
Ludi : j’avoue qu’avec Lady Gaga ça me plairait bien
Nico : moi ça serait Slash ; j’adore ce musicien.  

– Le dernier titre que vous avez écouté avant cette interview?
Ludi : Disturbed et sa reprise de « Sound of silence »
Nico : Neun und neun Luftballons (99 Luftballons) de Nena

Pour ne rien manquer de l’actu de FeeLiNg et découvrir l’univers du groupe, rendez-vous sur leur site : 
http://feeling79.webnode.fr

Together, le premier album est en écoute sur les différentes plateformes digitales. 

Retrouvez-les sur Insta, Facebook, Youtube, Soundcloud, Tiwtter et TikTok. N’hésitez pas à vous abonner (tous les liens sont accessibles depuis le site internet du groupe.) 

Les concerts à ne pas louper en novembre!

Une sélection de concerts à ne pas manquer ce mois-ci à Clermont-Ferrand

On commence cette sélection avec Wendy Martinez qui sera en concert le 14 novembre au Fotomat. 

La jeune chanteuse lyonnaise, membre du 6tet de pop-psychédélique Gloria, devait initialement jouer en mars dernier pour célébrer la sortie de son premier EP. 
Le concert n’ayant pu se tenir à cette époque, elle peut enfin venir nous présenter « La chevauchée électrique »  un disque  aux textes intimistes ou surréalistes, en français, sur fond de rock et de pop psychédélique 70’s, parfois 80’s.
Nous aurons le privilège de découvrir également quelques morceaux du prochain album sur lequel elle travaille actuellement. 

Pour découvrir La Chevauchée électrique, c’est par ici : 
https://wendymartinez.bandcamp.com/release

Wendy Martinez

José James / Electrophazz / Cissy Street à la Coopérative de mai le 25 novembre

Si vous aimez le funk, le hip-hop, la soul, le jazz, bref, tout ce qui groove, je vous conseille vivement de réserver votre soirée du 25 novembre prochain. 
Jose James, Electrophazz et Cissy Street investissent la scène de la coopé pour nous faire danser jusqu’au bout de la nuit. 

On commence les présentations de la soirée avec José James. 
Crooner des temps modernnes, « jazzeux » reconnu par ses pairs, José James, a sorti 8 albums depuis 2008, dont 5 ont été produits par le prestigieux label Blue Note. 
Des albums solo mais aussi deux disques de reprises. Le premier Yesterday I Had the Blues: The Music of Billie Holiday sorti en 2015 est donc un hommage à la musique de Billie Holiday. Et Lean on me paru en 2018 sur lequel il reprend des titres de Bill Withers. 

Deuxième groupe de la soirée : Electrophazz. 
14 ans déjà que le collectif lyonnais distille son mélange de jazz, soul et hip-hop un peu partout en France et ailleurs. 
Le crédo du groupe : faire voyager les auditeurs à travers le groove et des messages positifs. 

Nous aurons donc la chance de voyager et groover avec les 6 musiciens du groupe qui nous réservent peut-être une surprise…. 

Cissy Street est la troisième formation conviée à cette soirée placée sous le signe du groove. 
Créé en 2015 par Francis Larue, le groupe (composé de 5 musiciens) se nourrit de tout un tas d’influences musicales, qui vont des du funk au musiques afro-américaines en passant par la musique latine, le jazz, ou l’afro-beat. 
Après un premier album éponyme paru en 2017, le groupe a sorti son second disque, La Tour du Pouvoir (le nom de l’album fait référence à Tower of Power, le plus grand groupe de funk du monde) en 2020, un album plus funk, qui est un peu le fruit des collaborations, voyages et  rencontres que le groupe a fait en 6 ans. 

Mon titre préféré du premier album : Jiajia’s Funk. Et Dame des landes pour le second album. 

Du jazz à la Maison de la Culture

Pour terminer, je vous recommande la soirée du 26 novembre à la Maison de la Culture. 
Pourquoi? Tout d’abord parce que vous aurez la chance d’y écouter François Moutin et Louis Moutin, « les frères Moutin », des  jumeaux, musiciens de jazz autodidactes, respectivement contrebassiste et batteur. D’abord accompagnateurs de grands noms du jazz français du milieu des années 80 à la fin des années 90, ils décident début 2000 de se conscacrer à leurs propres compositions à travers 2 projets : Moutin Réunion Quartet d’abord avec lequel ils publieront 5 albums de 2000 à 2013 et feront plus de 450 concerts en Europe et aux USA. 
En 2013, ils montent le Moutin Factory Quintet qui a sorti 2 albums et fait plus de 120 concerts depuis sa création. 
Pour ce concert en terre auvergnate, ils seront accompagnés d’Anne Sila, qui a travaillé avec François Moutin aux USA (il y vit depuis très longtemps) de 2010 à 2014. 
Vous la connaissez sans doute pour ses prestations dans l’émission The Voice (qu’elle remporte en 2021 après avoir été finaliste en 2015).
Une autre raison pour venir écouter les frères Moutin et Anne Sila est qu’ils seront accompagnés de deux excellentissimes saxophonistes auvergnats (je devrais même dire clermontois) Franck Pilandon et Gaspard Baradel. 

Enfin, si vous réservez vos places pour le 26 novembre, vous aurez la chance d’écouter et/ou découvrir le Nathan Mollet Trio. 
Originaire de Vichy, Nathan Mollet est un jeune pianiste de jazz de 18 ans qui compose et s’est déjà taillé une belle réputation dans le milieu du jazz français. 
Remarqué à Jazz En Tête alors qu’il n’a que 15 ans, (il monte pour l’occasion un trio piano, contrebasse et saxophone) il décide ensuite de s’orienter vers un tio  plus conventionnel et s’entoure de Dominique Mollet à contrebasse et Elvire Jouve (dont je vous ai parlé dans Scarlette récemment) à la batterie. 

Pour récapituler : 

Wendy Martinez (+ Shezlöng musique traditionnelle d’Anatolie réarrangée en funk psyché) le dimanche 14 novembre 2021 au Fotomat à partir de 18h. Entrée : 6€ 

José James / Electrophazz / Cissy Street à la Coopérative de mai le 25 novembre à partir de 20h30. Tarif : 27€ 

Les Frères Moutin invitent Anne Sila et Nathan Mollet Trio (1ère partie) le 26 novembre à la Maison de la Culture à partir de 20h30. 
Tarif : 18€ 

Les radios vintage se branchent sur la fréquence moderne!

Elles ont fait danser des générations, du jazz jusqu’au disco, diffusé les grandes actualités de l’Histoire…Vous aussi, peut-être avez-vous une vieille radio qui prend la poussière dans le grenier familial ? Savez-vous que vous pourriez l’utiliser pour écouter des podcasts et de la musique en streaming ?

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Tower Of Power : plus grand groupe de funk de l’histoire de la musique.

Credit Photo : Tina Abbaszadeh

Si James Brown, Earth Wind and Fire ou Kool and the Gang vous parlent, ce n'est peut-être pas le cas de Tower Of Power. Pourtant, cette formation créée en 1968 à Oakland dans la Bay Area de San Francisco est toujours ce qui se fait de mieux en matière de funk, 53 ans plus tard.

Le funk c’est la vie (mon slogan) les membres de Tower Of Power pourraient tous le dire; peut-être même qu’ils se le disent tous les jours.
Car après 53 ans de carrière, 19 albums studio, 6 albums live, des centaines de concerts à travers le monde, T.O.P continue de se produire sur scène au rythme de 200 dates par an (hors covid bien évidemment). 
Une telle longévité dans l’industrie de la musique est plutôt rare voire exceptionnelle et peu de groupes peuvent se vanter d’avoir traversé les courants musicaux sans encombres ou presque.

L’histoire de T.O.P comme ses fans l’appellent commence par la rencontre d’Emilio Castillo (en bas à droite) et Stephen Kupka (en haut à droite)  – surnommé The Funky Doctor en 1968. A cette époque, la baie de San Francisco est un vrai bouillon de culture musical. Castillo joue du sax ténor et Kupka du sax baryton dans le groupe The Motowns qui devient Tower of Power en 1970.
De 68 à 70, T.O.P va jouer encore et encore et façonner son identité musicale, ce son qui est sa marque de fabrique: un funk où la section de cuivres tient une place prépondérante. Avec 5 cuivres (deux trompettes, deux sax ténors et un baryton) il ne peut en être autrement !
C’est à cette période que David Garibaldi (batterie) et Francis Rocco Prestia (basse) rejoignent le groupe. Leur duo rythmique, devenu mythique au fil du temps est pour beaucoup dans le succès du groupe.

East Bay Grease

Les années 70 : ascension et succès.

En 1970, sort le premier disque : East Bay Grease, album de 6 titres qui sonne très «brut» notamment grâce aux arrangements de cuivres. Knock Yourself Out première piste de ce disque fait partie des titres favoris.

De 1972 à 1979, le groupe sortira à peu de choses près 1 album par an. C’est donc une période très prolifique avec de nombreux succès «chantés» comme What is Hip, You’re Still A Young Man (une ballade sirupeuse à souhait), This Time is Real. Mais aussi des instrus comme Squib Cakes, Ebony Jam ou Mahdi The Unexpected One qui démontrent le talent de compositeurs de Castillo et Kupka et celui des musiciens qui officient dans le groupe.

Les années 80 : traversée du désert

Les années 80 sont comme une traversée du désert. Les compositions de Castillo et Kupka sont moins inspirées, moins élaborées et le groupe ne sortira que 3 albums plutôt moyens en 10 ans.
Cette période est aussi marquée par les absences de David Garibaldi et Rocco Prestia. Même si de très bons musiciens les ont remplacés, force est de constater que sans eux le groupe ne sonne plus pareil.

Les années 90 : la Renaissance

A partir des années 90 le groupe revient sur le devant de la scène. T.O.P sort 8 albums de 1991 à 2020 qui sont de nouveau à la hauteur du talent des musiciens. De nombreux titres de cette période sont d’ailleurs joués en concert avec ceux qui ont marqué les débuts du groupe. 
Le fait le plus marquant de cette période sera le retour de David Garibaldi en 1998 plus de 20 ans après avoir quitté le groupe. En retrouvant son frère d’arme Francis Rocco Prestia (à la basse) Tower Of Power retrouve enfin ce  groove trop longtemps perdu. 

Crédit Photo : Tina Abbaszadeh

53 ans et toujours au T.O.P!

En 53 ans de carrière, le groupe a accueilli un grand nombre de musiciens (chanteurs ou instrumentistes). Ce sont plus de 60 «zikos» qui ont enregistré ou joué en live avec TOP.
Certains ont peut-être plus marqué l’histoire du groupe que d’autres. Pour ma part, je citerais Lenny Pickett, cet incroyable saxophoniste ténor spécialiste du suraigu, les trompettistes Mic Gilette et Mike Bogart ou encore Larry Braggs qui a été le chanteur du groupe pendant 14 ans (un record!) 
2020 a été marquée aussi par le décès de Francis Rocco Prestia. Bassiste au jeu unique, il a été pendant de longues années le gardien du groove avec David Garibaldi.  

Réputé pour sa section de cuivres, le groupe a aussi collaboré avec un grand nombre d’artistes internationaux comme Carlos Santana, Aerosmith, Elton John, Toto, Eric Clapton pour n’en citer que quelques-uns. Même notre Eddy Mitchell national a fait appel à TOP!

Photo Credit : Tina Abbaszadeh

La sélection de votre serviteur

Conseiller un album en particulier plutôt qu’un autre s’annonce compliqué car la discographie de Tower of Power est riche et la musique du groupe a évolué tout au long de ces 53 années. Si l’on met de côté les années 80, chaque album mérite d’être écouté car il contient forcément un ou plusieurs hits. Mais si je devais choisir, je vous conseillerais d’écouter en priorité:
1 – East Bay Grease paru en 1970 car c’est le premier album
2 – Tower of Power paru en 1973 pour les titres What is Hip, Get Yo’ Feet et Soul Vaccination
3 – Back To Oakland paru en 1974
4 – Hipper Than Hip, un des meilleurs live enregistré à la radio en 1974
5 – Soul Vaccination enregistré en 1999, un an après le retour de David Garibaldi.

Enfin, aller regarder les vidéos disponibles sur Youtube pour vous rendre compte de l’énergie que le 10 musiciens dégagent sur scène. Je les ai vus à 3 reprises à Paris et ce fût à chaque fois une claque musicale. 
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un live enregistré en 2003 à New-York pour la sortie de l’album Oakland Zone. Larry Braggs est au chant et offre une performance incroyable qui me met la chair de poule à chaque fois. J’aurais payé cher pour assister à cette performance. 

Le funk c’est la vie et Tower of Power en est la preuve vivante! 

A big shout out to Tina who let me use some of her pictures. Thanks a lot Tina, I really appreciate it!