40 ans, Disney, bonbons, doudou : et si les plaisirs régressifs étaient la meilleure façon d’être adulte ? On a beau être adulte, parfois, le cœur bat encore très fort devant La Belle et la Bête, et la mort de Mufasa n’a toujours rien perdu de son pouvoir lacrymal.
Les bonbons se savourent avec un soupçon de nostalgie collé aux doigts et les nuits peuvent filer à toute allure devant notre jeu vidéo préféré, jusqu’à en oublier l’heure du dîner. Certains gardent même, bien à l’abri des regards (ou pas), un précieux doudou qui a traversé les années sans prendre une ride (peut-être quelques coutures fatiguées).
Et pourtant, scoop : cela n’empêche ni de payer ses factures, ni de travailler d’arrache-pied, ni de prendre des décisions difficiles. On imagine souvent que la maturité adulte impose de renoncer aux élans d’enfance, comme si grandir signifiait forcément se délester de ce qui nous émerveille. Bref : d’être un adulte, un vrai. De ceux qui collectionnent les responsabilités et mènent de véritables combats.
Et si les plaisirs régressifs étaient, en fait, une preuve de maturité ? Une maturité réinventée et assumée.
Disney dans la peau et pas une once d’immaturité
Et si la maturité adulte n’était pas l’abandon de l’enfance, mais sa réinvention consciente ? La disparition de la maman de Bambi ou la séparation de Rox et Rouky vous donne encore des vagues à l’âme ? Vous connaissez les chansons Disney par cœur et parfois même, les répliques des personnages avant même qu’eux ne les disent ? Un week-end à Disney Land, une sortie au théâtre Mogador devant la comédie musicale du Roi Lion et votre cœur bat plus fort ? Pas de panique : votre discernement n’a pas pris sa retraite.
Chez Scarlette, on préfère appeler ça une connexion profonde aux émotions humaines. Et si finalement, ce n’était pas tout simplement la preuve d’une grande sensibilité, d’empathie… Bref : d’humanité ? Parce que derrière les décors féériques de vos animés préférés, il y a des émotions universelles : l’amour, la perte, le courage, l’identité, l’humour… Et pleurer devant une scène tragique ne fait pas de vous un adulte immature. En revanche, c’est peut-être la preuve d’une certaine intelligence émotionnelle.
La maturité n’est pas l’absence de paillettes. C’est savoir quand les porter. Alors si la meilleure manière d’être adulte était de ne jamais renoncer à ce qui fait battre le cœur plus fort ?
Plus qu’une régression, des antidotes à la morosité
Avouons-le : quelques bonbons après (ou pendant) une journée chargée, c’est déjà un moment de détente. Un petit feu d’artifice de sucre et de souvenirs acidulés sur le bout de la langue. Les jeux vidéo ? Ce n’est pas seulement une machine à remonter le temps. C’est un espace sécurisé où l’on peut gagner sans enjeu, perdre sans drame et mourir avec le sourire. Sortir avec ses plus belles chaussures roses à paillettes ? Non, ce n’est pas avoir les goûts d’une fillette de 4 ans et demie. C’est choisir de mettre des couleurs et de la légèreté dans sa vie, en se moquant du regard des autres.
Et si ce n’était pas une régression, mais un mécanisme intelligent ?
En psychologie, on parle parfois de “régression positive”. Rien de pathologique ici. Il s’agit plutôt d’un retour ponctuel vers des souvenirs rassurants, des repères émotionnels stables, des sensations associées à la sécurité. La nostalgie, loin d’être une faiblesse, est aujourd’hui étudiée comme un puissant régulateur émotionnel. Elle apaise le système nerveux, réduit le stress et renforce le sentiment de continuité personnelle.
Autrement dit : aimer Disney à 40 ans ne relève pas d’un syndrome de Peter Pan. C’est souvent une manière consciente — ou instinctive — de se reconnecter à ce qui nous a construits. À nos émotions premières. À notre capacité d’émerveillement. Et cette capacité-là ne s’oppose pas à la maturité. Elle en est parfois la preuve.
Le doudou power, ce pouvoir qui dépasse tout
Il dort discrètement sur l’oreiller. Parfois, il voyage en douce dans notre sac à main, ou attend patiemment sur le canapé que la journée de boulot se termine. Le doudou ne disparaît pas toujours à l’entrée dans la vie adulte. Parfois, il ne se fait même pas plus discret, il devient assumé ! Car non, conserver une peluche à 40 ans (et plus), ce n’est pas un bug dans la matrice. C’est un repère. Un ancrage. Un objet inanimé certes, mais immuable. Là où certains méditent, d’autres serrent simplement un coin d’étoffe usée ou un ourson rapiécé entre les doigts et c’est l’apaisement immédiat.
Dans un monde où tout va vite et où les notifications de mails crépitent plus fort que nos pensées, s’accorder une pause devient un art. À l’heure où le burn-out et la surcharge mentale s’invitent dans tant de conversations, ces refuges émotionnels prennent une dimension presque vitale. Et si cette pause c’est un doudou entre les bras (ou sous le nez), c’est choisir la tendresse plutôt que la carapace. Parce qu’être adulte, ce n’est pas devenir imperméable. C’est connaître ce qui rassure, recentre, fait du bien. Alors pour certains, ce vestige d’enfance ne se démode jamais.

Pourquoi faudrait-il “faire adulte” à tout prix ?
Il existe une idée persistante : plus on avance en âge, plus on devrait devenir sobre, lisse, raisonnable. Surtout quand on est une femme. Les paillettes deviennent suspectes. Le rose trop affirmé. L’émotion trop visible. Comme si la crédibilité passait nécessairement par l’effacement d’une part de fantaisie.
Pourtant, grandir ne signifie pas s’endurcir. Ce n’est pas troquer la sensibilité contre la respectabilité. C’est apprendre à naviguer entre responsabilités et liberté intérieure. Entre sérieux et joie. Et peut-être que la vraie maturité réside justement là : dans la capacité à choisir ce qui nous fait du bien, sans demander la permission.
Alors oui, à 40 ans (ou plus), on peut aimer Disney, verser une larme sur une chanson bien placée, mâchouiller des bonbons au goût de nostalgie, ou arborer fièrement ses chaussures roses à paillettes. Sans renoncer à son sérieux quand il le faut. Et oui, parfois, au milieu des factures classées et des agendas surchargés, un doudou veille encore, fidèle et discret. Être adulte, ce n’est pas oublier son âme d’enfant. C’est choisir ce qui nous nourrit émotionnellement et socialement. C’est s’accorder du plaisir et prendre soin de soi, même quand le quotidien n’est pas toujours rose. Et chez Scarlette, on défend la liberté d’être pleinement soi dans un monde qui oublie parfois que :
- La joie est une compétence, pas un défaut
- La sensibilité est une force, pas une faiblesse
- Et enfin grandir (vieillir) ne signifie pas devenir terne
Et si tout ça n’était pas un retour à l’enfance, mais finalement, une façon très adulte d’affirmer sa liberté d’être et de rêver sans se soucier du regard des autres ?
Aimer Disney à 40 ans : immaturité ou intelligence émotionnelle ?
Est-ce immature d’aimer Disney à 40 ans ?
Non, aimer Disney à 40 ans n’est pas un signe d’immaturité. Les plaisirs dits “régressifs” peuvent au contraire renforcer l’équilibre émotionnel, stimuler la créativité et raviver des souvenirs positifs liés à l’enfance. Ils deviennent problématiques uniquement s’ils remplacent toute responsabilité ou toute interaction sociale.
Garder un doudou à l’âge adulte est-il un signe de fragilité ?
Pas nécessairement. Pour certaines personnes, conserver un doudou adulte représente un repère affectif stable et rassurant. La psychologie évoque parfois la “régression positive”, un mécanisme normal d’apaisement qui permet de gérer le stress et de se recentrer.

