Comment tomber amoureuse du running sans le voir venir ? Les tips de Suzanne Cariant, coach à la FFA

Running au féminin - Suzainne Cariant

Vous pensez détester courir ? Et si le problème n’était pas vous… Mais la manière dont on vous l’a imposé ? Les tours de stade au collège. Le souffle coupé. Le regard des autres. On nous a appris à associer le running à la souffrance. À l’échec. À la honte, parfois. Alors forcément, une fois adulte, l’idée même de courir donne envie de fuir. 

Et pourtant… Il suffit parfois de changer une seule chose pour que tout bascule. Parce que non, le running n’est pas réservé aux athlètes d’élite. Et non, il n’est pas censé faire mal dès les premières minutes. Aujourd’hui, une autre approche émerge : plus progressive, plus respectueuse, presque douce. Une manière de courir qui ne cherche pas la performance immédiate… Mais le plaisir.

C’est ce que nous avons découvert chez Scarlette en lisant Running au féminin, le nouveau guide de Suzanne Cariant, une coach passionnée qui travaille notamment pour la Fédération Française d’Athlétisme, et un livre pensé pour celles qui veulent s’y mettre — vraiment — sans se brusquer, sans se décourager, et surtout sans se trahir.

Quand courir rime avec plaisir et pas uniquement avec souffrance

Nombreux sont ceux pour qui courir rappelle de mauvais souvenirs. Au collège, quand le cours d’endurance se résumait à courir 20 min autour d’un terrain vague. Ou encore le test de VMA (mais si, vous savez, le fameux « bip-bip » ou un cauchemar à l’état pur). Bref, rien qui donne envie de s’y remettre une fois adulte. Et pourtant…

Suzanne Cariant le rappelle : le problème ce n’est pas la course, mais la manière dont on l’aborde. « Je croise encore des débutants qui me disent : je suis allé courir 50 min, c’était horrible ! Evidemment que c’était horrible ! » L’envie est là, mais le corps, lui, n’est pas prêt. Le physique a besoin de temps pour pouvoir suivre. Mais rassurez-vous le plaisir n’est ensuite pas si loin…

La clé ? Revenir à quelque chose de simple, progressif, presque doux. Il y a toujours ce moment, au début, où tout semble difficile. Le souffle court. Les jambes lourdes. Cette petite voix intérieure qui murmure : “tu vois, ce n’est pas fait pour toi.” Et puis, sans prévenir, un jour… Ça passe. Pas complètement. Pas parfaitement. Mais assez pour avoir envie d’y retourner.

L’alternance marche/course permet justement de créer cet équilibre : laisser au corps le temps de s’adapter, éviter les blessures, et surtout… Ne pas se dégoûter dès la première sortie. 

Running au féminin - Suzainne Cariant

Les tips de Suzanne Cariant

Commencer par des cycles courts. Par exemple, 1 min de course + 2 min de marche à répéter 6 à 8 fois et rallonger la durée de course progressivement en raccourcissant la durée de marche. L’important, c’est de laisser le temps au corps de s’adapter.

Les tips Scarlette

courir à son rythme, commencer par des distances courtes (voire très courtes : 3 ou 4 km) sans chercher la performance. Le corps s’habitue plus vite qu’on ne l’imagine. Pour se motiver ? Se rappeler qu’on court surtout pour le plaisir… et un peu aussi pour les endorphines (les vraies stars de l’histoire). Sinon, on vous propose notre devise : « bouger plus pour manger plus ». Alors, on chausse les baskets ?

Courir, c’est aussi apprendre à s’écouter (vraiment)

Courir quand on est une femme, ce n’est jamais neutre. Il y a les jours où tout est fluide. Et ceux où le corps résiste, sans prévenir. Et pourtant, on continue souvent à vouloir faire “comme si”. Comme si le corps devait suivre coûte que coûte. Alors que parfois, progresser… C’est aussi savoir ralentir. 

C’est exactement ce que Suzanne défend dans Running au féminin : une approche profondément alignée avec le corps des femmes. Cycle hormonal, grossesse, post-partum, fatigue mentale… Autant de paramètres qui influencent les sensations. Et pourtant, on continue souvent à vouloir « faire comme si ».

Dans Running au féminin, la coach aborde ainsi des sujets essentiels comme :

  • L’impact des hormones sur les performances
  • Comment continuer à courir pendant la grossesse ou après un bébé ?
  • Adapter ses sorties en fonction de son cycle ou de la ménopause

Le tout, avec des plans de courses et/ou des exercices simples et efficaces. « Être capable d’accepter qu’il y a une différence entre ce que l’esprit veut et ce que le corps peut », explique-t-elle.

Les tips de Suzanne Cariant

Adapter ses entraînements à son état du moment et accepter les phases de ralentissement comme partie intégrante de la progression.

Les tips Scarlette

Déculpabiliser ! Un jour sans courir (ou sans sport), ce n’est pas un jour de perdu, c’est souvent ce qui permet de mieux repartir ensuite. Des règles trop douloureuses pour courir ? Pas de panique. On s’accorde du repos ou on opte pour des exercices à faire à domicile et en douceur : Pilâtes, mobilité, étirements… Surtout qu’en améliorant la circulation et en libérant l’hormone du bien-être, le sport peut aussi atténuer les douleurs menstruelles.

La vraie performance ? La régularité

On pense souvent que progresser, c’est courir plus vite, plus longtemps, plus fort. Mais pour Suzanne Cariant, la vraie performance est ailleurs. « La vraie performance, c’est de maintenir une activité physique, même quand le quotidien est difficile. » Pas besoin de viser trois sorties parfaites par semaine. Une seule, régulière, peut déjà changer beaucoup de choses. Parce qu’au-delà du physique et de l’endurance, c’est aussi la confiance en soi qui se construit quand on court.

Les tips de Suzanne Cariant

Etablir un planning de course et privilégier la régularité. 1 à 3 courses par semaine + une séance de renforcement par exemple, c’est déjà très bien !

Les tips Scarlette

Se fixer des rendez-vous avec soi-même (et pourquoi pas avec un ami) pour rendre la pratique plus engageante… et plus joyeuse ! A deux on se soutient, on s’encourage, on se motive. On ne va pas forcément plus vite, mais on va souvent plus loin.

S’équiper pour courir (surtout pour le plaisir)

On a tendance à penser que l’équipement est secondaire. Mais en réalité, il joue un rôle clé dans la motivation. « Au fond, on est tous un peu pareil : on aime mettre de beaux vêtements. Et c’est mon cas. Je ne vais pas être motivée pour aller courir, mais pour mettre ma tenue pour aller courir », plaisante Suzanne. Personne n’a jamais ressenti le pouvoir de la motivation en pyjama pilou-pilou ? Alors qu’il suffit d’enfiler sa tenue de sport préférée pour se sentir prête à défier les kilomètres !

Running au féminin - Suzainne Cariant

Les tips de Suzanne Cariant

Question dressing, Running au féminin passe en revue l’essentiel :

  • De bonnes chaussures adaptées au terrain (ville, goudron, chemin, trail…)
  • Une tenue de sport dans laquelle on se sent bien, qui nourrit la confiance en soi et nous fait plaisir ! « Ce qui compte, c’est d’être aligné avec ses envies et ce qui nous motive. »
  • Une montre (« et encore, je pourrais m’en passer ») et des écouteurs pour écouter ses podcasts préférés !

Les tips Scarlette

  • Investir dans des baskets qui vous donnent autant envie de courir que de les exhiber et dans une pièce coup de cœur (legging, short, brassière… ce que vous voudrez)
  • S’équiper d’une ceinture confortable pour faire suivre son téléphone portable. Quitte à courir sur son 31, autant le prouver sur les réseaux sociaux avec une petite photo, non ?
  • Préférer les écouteurs à conduction osseuse pour pouvoir garder l’oreille sur les bruits qui nous entourent (la sécurité avant tout !)

Qu'est ce qu'on écoute en courant ?

Sur ce coup, Suzanne et Scarlette sont sur la même longueur d’ondes ! Pas de playlist ultra motivante à fond dans les oreilles. 
« Quand je pars courir, soit j’ai besoin de silence pour faire le vide… soit j’écoute des podcasts qui n’ont rien à voir avec mon quotidien », confie-t-elle. Au programme pour la coach sportive ?

Des univers totalement déconnectés du sport :

  • LEGEND de Guillaume Pley
  • Boost.her de Laure Funten
  • Scandales de Madame Figaro pour son côté plus « people »
  • Et des chroniques criminelles (si, si !) Et il y en a toute une panoplie…

Et là, on valide à 100 % ! En matière de True Crime, nous avons même notre petit favori chez Scarlette magazine : McSkyz et ses « Histoires Vraies et Flippantes ». Le genre de podcasts qui donne presque envie d’aller courir juste pour connaître la suite.

Mais l’important, c’est le mouvement

« La course à pied n’est pas un sport universel. Ce qui compte, c’est le mouvement. » Certaines préféreront le vélo, le paddle… ou les sports de ballon. Et c’est très bien comme ça. L’essentiel, c’est d’être en mouvement. « Parce que le mouvement appelle le mouvement, à la fois physique mais aussi mental. »

Le mantra de Suzanne Cariant

Le mantra Scarlette

Arrêter de vouloir « aimer courir à tout prix » et se demander simplement ce qui nous fait du bien.

Le dernier conseil de Scarlette ? Mettre la main sur le livre Running au féminin

Car Suzanne Cariant sait de quoi elle parle. « Je ne suis pas née dans le milieu du sport. J’ai commencé à courir après 30 ans pour transpirer mes soucis, et c’est comme ça que j’ai pris goût à la course à pied, puis au marathon. Je me suis formée sur le tas par passion. Alors ce livre, c’est aussi une façon de dire que tout est possible ! On ne né pas expert, on le devient. De même que je me suis posée plein de questions lors de ma première grossesses : « est-ce que je peux continuer de courir, de faire du sport et comment, à quel rythme ? » Et à l’époque, je n’ai pas trouvé les réponses. C’est aussi pour ça que j’ai décidé d’écrire. » Suzanne ne vend pas une performance. Elle ouvre une porte. Celle d’une pratique plus douce, plus consciente et plus alignée avec son corps et ses envies.

Acheter Running au féminin, aux éditions Larousse par ici !. 

Que l’on vise 5, 20 ou 50 min de course, une course officielle ou juste une sensation de liberté, tout commence au même endroit : l’envie. La course à pied doit se vivre avant tout avec plaisir, bienveillance et curiosité, plutôt qu’avec pression, douleur et chronomètre à tout prix.

Et pour ça, Running au féminin est un excellent guide pour accompagner vos premières foulées, avec des conseils pratiques, des plans d’entraînement accessibles et l’idée que chaque pas est une petite victoire. Parce que la vraie ligne d’arrivée, c’est surtout celle où l’on commence à se sentir bien…

Alors prêtes à enfiler vos baskets ? Spoiler : personne n’a jamais regretté une sortie une fois rentrée. Parce qu’au fond, courir n’a jamais été une question de performance. C’est une question de relation à soi. Et le jour où cette relation change… Ce n’est plus vraiment une course.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plafond moderne

Le plafond : le 5ᵉ mur de la décoration intérieure