Laure Rebois : Oser donner vie à ses rêves d’enfant

Laure Rebois - C2Laure Communication Photo : @Sly Maquillage : @menons_mua Coiffure : @equipe bonito_bonita Chaussures : @Dress By Nk Costume : Renato Nucci
Laure Rebois - C2Laure Communication Photo : @Sly Maquillage : @menons_mua Coiffure : @equipe bonito_bonita Chaussures : @Dress By Nk Costume : Renato Nucci

Certaines femmes semblent collectionner les vies comme d’autres collectionnent les livres. Laure Rebois collectionne les deux. Policière, journaliste littéraire, communicante, autrice, cheffe d’entreprise, enseignante…

Elle n’est pas du genre à ne prendre qu’une seule route. Elle a emprunté toutes celles qui faisaient battre son cœur, guidée par un instinct infaillible. Derrière un parcours qui impressionne se cache pourtant une femme authentique, portée depuis toujours par une conviction presque enfantine : rien n’est impossible à celui qui ose.

Son plus grand talent n’étant finalement pas de raconter les histoires des autres, mais d’avoir eu le courage et la détermination d’écrire la sienne.

Une petite fille au destin tout tracé

Il y a des rêves qui ressemblent à des caprices d’enfants. Puis il y a ceux qui finissent par dessiner toute une existence. Petite, Laure Rebois s’endormait en apprenant par cœur les plans de Paris imprimés à la fin des dictionnaires. Elle en connaissait les rues sans jamais les avoir foulées. Mais déjà, elle savait : « un jour, je vivrai dans le 16ᵉ arrondissement de Paris ! Mes parents me prenaient pour une folle… », plaisante-t-elle. Un rêve d’enfant, un destin tout tracé, ou déjà le fruit de son instinct… Peut-être un peu des trois quand on voit où elle en est aujourd’hui. « Je pars du principe que rien n’est impossible et que personne n’est inaccessible. » Cette phrase, elle va la guider toute sa vie.

Plusieurs vies avant de trouver la sienne

Avant Paris, où elle est arrivée à 32 ans, il y a pourtant eu d’autres chapitres. La police nationale d’abord, dans les années 2000. « J’ai fait partie des premières femmes à entrer dans la police. Ça a duré 4 ans, mais je me suis vite rendu compte que ça n’allait pas être pour moi sur le long terme. Et j’ai continué mes études par correspondance en parallèle. » Un bac+3 (licence de droit) plus tard et après avoir rendu l’uniforme, elle entre dans un cabinet de notaire en Alsace. En 2006, elle travaille aux côtés du PDG des magasins de meubles et déco Interior’s. Puis 2 ans plus tard, elle devient le bras droit de celui d’un grand groupe de transport maritime au Havre. « Le travail était monumental mais j’ai adoré ! Je gérais une partie du personnel, j’étais le bras droit du patron. Je l’accompagnais à Singapour, New York, j’ai participé à la construction du tramway du Havre… Bref, c’était passionnant ! » Le travail n’a jamais été ce qui l’effraie.

« Je pars du principe que rien n'est impossible et que personne n'est inaccessible. »

Vue de l’extérieur, la carrière est confortable. Mais de l’intérieur, quelque chose lui manque. Puis un matin, tout bascule devant une interview de Guillaume Musso. « Honnêtement, elle était nulle ! », sourit-elle. Alors elle la réécrit. Au départ juste pour elle. Pour s’offrir l’article qu’elle aurait aimé lire. « Mais je l’ai finalement envoyé à un ami écrivain, Frédéric Mars, pour lui demander son avis. » Sans imaginer un instant que sa proposition d’interview allait voyager jusqu’aux mains de Joseph Vebret, directeur de la revue Le Magazine des Livres. Ce dernier la rappellera dès le lendemain pour lui proposer un poste de journaliste littéraire. Certaines carrières naissent d’un plan. La sienne est née d’un bon coup de stylo, d’un peu d’audace et de beaucoup de talent.

Écouter son instinct plus que sa peur

Trois ans plus tard, Laure démissionne de son travail au Havre. Elle quitte tout ! Son poste, sa sécurité, sa région. Et monte seule à Paris (dans le 16ᵉ arrondissement, évidemment). Et c’est le début de son rêve d’enfant. « La meilleure décision de toute ma vie ! » Quelques mois plus tard, elle crée sa propre agence : C2Laure Communication, avant de développer avec son conjoint, Pedro Alves (auteur-compositeur-interprète et chanteur, notamment dans la troupe originale Les Dix Commandements, qui repartira en tournée en 2028, ndlr) un groupe réunissant aussi : production, direction artistique et projets littéraires. Ce qui frappe pourtant lorsqu’on l’écoute, ce n’est pas son goût de la réussite. C’est son incapacité presque viscérale à rester là où elle ne se sent plus à sa place. Refusant de s’installer dans une vie qui ne lui ressemble plus. Dès qu’un chemin cesse de la faire vibrer, elle en ouvre un autre. Non par caprice, mais par fidélité à elle-même.

Les interviews, c’est la (sa) vie !

Charles Aznavour. Christophe. Thomas Dutronc. David Foenkinos… Des dizaines de personnalités de divers horizons se sont prêtées au jeu de ses questions. De longues interviews littéraires dont elle garde des souvenirs précieux (et des audios auxquels elle tient comme à la prunelle de ses yeux). Elle ne parle cependant jamais de notoriété. Ce qui la passionne le plus, c’est quand les masques tombent. Le moment où l’artiste cesse d’être une célébrité pour redevenir simplement un être humain. L’individu derrière la lumière. Ce qui en dit finalement long sur elle-même : vraie, spontanée, authentique. Laure Rebois collectionne les vérités. Celles qui n’apparaissent que quand la confiance s’est installée. « Souvent d’ailleurs, on garde le contact, un lien se crée. Parfois une amitié », confie-t-elle. Une démarche qui nous touche profondément chez Scarlette magazine.

Laure Rebois - C2Laure Communication Photo : @Sly Maquillage : @menons_mua Coiffure : @equipe bonito_bonita Chaussures : @Dress By Nk Costume : Renato Nucci
Laure Rebois - C2Laure Communication Photo : @Sly Maquillage : @menons_mua Coiffure : @equipe bonito_bonita Chaussures : @Dress By Nk Costume : Renato Nucci

« Maman », le plus beau métier du monde

Il y a pourtant un titre qu’elle place systématiquement avant tous les autres : celui de maman. « Être mère, c’est mon job le plus important. » Laure est cheffe d’entreprise, journaliste, autrice, attachée de presse, formatrice… Mais tout cela vient après. Sa plus grande réussite ? C’est d’avoir mené cette carrière professionnelle foisonnante, sans jamais avoir délaissé sa famille. Ses filles étaient, sont et resteront son plus grand projet : « ma priorité ».

« J’en ai deux. Éloïse, 11 ans, et ma belle-fille, Lily-Angélina, 16 ans, née de la précédente union de mon compagnon, Pedro Alves, avec Lucie Bernardoni, ancienne répétitrice de la Star Academy (ndlr). Pedro Alves, producteur, directeur artistique et chanteur, incarne actuellement Aaron, le frère de Moïse, dans Les Dix Commandements, rôle qu’il interprétait déjà au sein de la troupe originale et qu’il retrouvera lors de la tournée prévue en 2028. Et ma plus grande fierté aujourd’hui, c’est d’être parvenue à tout concilier : mon travail et ma présence pour mes clients, tout en élevant mes filles, sans jamais avoir eu besoin de nounou ou d’aide familiale. » Pourtant, il n’y a pas un matin où elle n’a pas douté. « La peur de ne pas y arriver, je la ressens dès que je me lève. Heureusement, être mon propre patron m’offre une certaine liberté. »

« Être mère, c'est mon job le plus important. »

Laure Rebois écrit sa vie comme un roman

Une histoire dont elle-même ne connaît pas encore la dernière page… « J’ai encore des livres à écrire, des médias à créer, des projets secrets qui mûrissent depuis des années et qui pourraient bientôt voir le jour… » Le plus beau reste à venir. Elle en est convaincue. Peut-être parce que les rêves n’ont jamais été des destinations pour Laure Rebois, mais des directions à prendre : « l’importance d’un objectif n’a d’égal que celle du chemin à emprunter pour y parvenir ».

« Dès qu'un chemin cesse de me faire vibrer, j'en ouvre un autre. »

Et de nous rappeler qu’une vie ne s’écrit jamais d’avance. Elle se dessine pas à pas, intuition après intuition, avec beaucoup de travail, quelques grands élans de courage et cette fidélité rare à l’enfant que l’on a été. Et si sa plus belle réussite n’était finalement pas celle que l’on croit ? Mais simplement d’avoir donné raison à cette petite Laure qui apprenait par cœur les rues de Paris dans un dictionnaire, convaincue qu’un jour, elles porteraient ses pas.

Inculquer à ses filles que les rêves ne sont jamais trop grands pour celles qui osent les poursuivre : aux yeux de Scarlette, voilà peut-être le plus beau des héritages qu’une mère puisse transmettre.

Les rêves n'ont jamais été des destinations. Ils ont toujours été des directions à prendre.

Ses indispensables de Laure Rebois

« La solution de tout, ce sont les livres. Ils sont la meilleure distraction, le meilleur apprentissage, le meilleur refuge. »

  • Ceux qu’elle vient de terminer : La femme de ménage, de Freida McFadden.
  • Son livre de chevet : Crime et Châtiment de Fiodor Dostoïevski.
  • Ses incontournables de la littérature : Victor Hugo, Émile Zola, Stendhal, Boris Vian.
  • Ses conseils lecture : les romans de David Foenkinos, « une valeur sûre ».

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